Plus le temps avance et moins j'ai l'impression d'être libre à Monopolis, avait dit Gabuzomeu à Kawakool.
- Libre ? Libre de faire quoi ?
- De choisir e que je veux faire et pas de faire comme tout le monde, répondit Gabuzomeu.
- Mais pourquoi veut-tu choisir ? Souhaites-tu que tout recommence comme avant ? Que tout le monde fasse comme bon lui semble, que les personnes mécontentes brûlent voitures et autres ?
- Comment veux-tu que les autres brûlent les voitures : on en a plus. On n'a plus rien, la seule chose que l'on possède c'est notre famille. Même l'amour est inconnu, nos mariages sont arrangés!
- Tu regrettes le monde d'avant ! s'exclama Kawakool, le monde ou les américains faisaient la guerre à l'Irak, où Hitler exterminaient les juifs. Tu regrettes tous ce qui faisait de la terre, une planète de guerre ?
- Non ! Je ne parle pas de ça. Je te dis que Monopolis nous prive de liberté. Nous ne pouvons pas choisir e qu'il nous plait de faire. Nous sommes obligés de faire comme bon leurs semble" Gabuzomeu avait dit cela en montrant une tour, la plus haute, la plus grosse, où était affiché, une énorme pancarte qui représentai le Maitre Gibi, celui qui pares le coup d'état de 2032 avait pris le pouvoir sur Monopolis.
" Ce n'est pas si mal que ça, qu'il nous dicte ce que nous devons faire. Ainsi nous sommes sûrs de ne pas faire de bêtises et que nos futurs enfants soient bien élevés, expliqua Kawakool.
- Non ce n'est pas si bien. Nous serons seuls. Nos enfants seront obligés d'aller à Manticore pour leur formation de dix ans, puis ils rentreront à la maison, et repartiront car ils auront trouvés un métier, et surtout ils leurs auront trouver une quelconque greluche à qui passer la bague. C'est le même modèle. C'est un cercle vicieux. Jamais ça ne se stoppera !
- Donc, pour toi, nous sommes seuls, et pas libres. conclue Kawakool apres la déclaration de son ami, qui approuva d'un signe de la tête. Et Dieu, repris Kawakool, tu ne crois plus en lui ? Il nous a promis un monde meilleur, et il nous l'a donné. Certes, nous sommes dirigés par Maître Gibi, mais nous devons être dirigés par quelqu'un. C'est comme Jesus suivait les ordres de Dieu. " A cette comparaison, Gabuzomeu se mit à rire.
" Et bien, mon chèr ami. Sache, que je n'ai pas envie de finir comme Jesus : sur la croix. Je ne crois plus en Dieu, c'est déjà dur d'être seul, alors je n'ai pas envie d'être seul à deux!" Gabuzomeu avait dit cela en partant vers la route de l'Est, celle qui était interdite par Maitre Gibi, car cette route menait à Polypolis. Il adressa un dernier signe à son ami et s'en alla sans ne plus regarder en arrière.